Roundtable with EU high levels actors : an input for policy and decision – making

Roundtable with EU high levels actors : an input for policy and decision – making

Journée du 5 octobre Roundtable with EU high levels actors : an input for policy and decision – making Moderator : COBATY International Intervention de Dominique RISTORI, Directeur général de la DG Energie de la Commission européenne : · L’énergie est le volet le plus soutenu du Plan Juncker, qui a déjà financé pour plus de 200 milliards de projets à travers l’UE. · Au européen et mondial, une nouvelle génération de maires a émergée. Ils sont convaincus, comme l’ensemble des dirigeants de la planète, de la nécessité de changer de modèle énergétique afin de lutter contre le changement climatique. Les parties prenantes de MEDNICE, tout comme EnergyCities, ont un important potentiel en la matière. · Quelques chiffres importants : Ø 2/3 des émissions de gaz à effet de serre proviennent de la production et de la consommation d’énergie. Ø Les bâtiments en produisent, à eux seuls, 40 % et même entre 50 et 55 % si on prend en compte la consommation des systèmes de chauffage et de climatisation. Ø 80 % du parc de bâtiments européen doit être rénové. · Pour répondre à ce défi, un changement législatif et une plus grande flexibilité sur le marché de l’énergie sont nécessaires. D’où la proposition de la Commission avec son Paquet « énergie propre pour tous les Européens » qui contient, notamment, une révision des directives Efficacité énergétique (EE) et Performance énergétique des bâtiments (PEBD). La première consacre un objectif contraignant d’amélioration de l’efficacité énergétique d’au moins 30 %. Toutes les deux concourent également à la nécessaire adaptation des infrastructures aux véhicules électriques. · 30 % de l’électricité de l’UE provient, d’ores et déjà, des énergies renouvelables. Ce sera 50 % dans 10 ans. Par ailleurs, la révision de la directive Energies renouvelables (ENR) visera à imposer une part de 27 % d’ENR dans la production énergétique totale. · Grâce aux nouvelles lignes directrices d’Eurostat de septembre sur les mesures d’efficacité énergétique, il sera désormais permis de déconsolider leur financement de la dette publique. · Les priorités de la Commission pour les années à venir : Ø Augmenter le taux de rénovation annuel des bâtiments existants. Ø Investir dans des systèmes performants de contrôle des consommations (permis par les nouvelles technologies : thermostat intelligent, éclairage à intensité modulable, ventilation énergétiquement performante) afin de passer d’un modèle de consommateur passif à un modèle de consommateur actif. Ø Sensibiliser les professions de la construction (architectes en particulier mais aussi ingénieurs civils, etc.) · Les institutions européennes ne peuvent répondre seules à ces défis. Le rôle des villes (en tant que Communauté locale de l’énergie) et les syndics doivent impérativement être associés. · Le soutien des consommateurs et du monde la construction est également indispensable. · La rénovation des bâtiments publics doit avoir un effet d’entraînement. L’implication des forces armées nationales est porteuse d’un gros potentiel en matière d’amélioration de l’efficacité énergétique. · La prise en compte des enjeux locaux et régionaux, particulièrement au Maghreb, est indispensable. · Notre crédibilité réside dans l’atteinte de nos objectifs, en particulier dans les l’atteinte des objectifs contraignants. · Pour atteindre ceux-ci, la solution se trouve dans la combinaison des mesures d’efficacité énergétique et de la production d’énergie par les ENR. Ce à quoi il faut ajouter le cadre règlementaire et les financements appropriés. · L’objectif contraignant de 30 % d’augmentation de l’EE devrait, à lui seul, permettre la création de 400.000 emplois supplémentaires en Europe. · Le Portugal est un bon exemple d’Etat membre qui a réussi à recréer de l’emploi grâce aux travaux d’efficacité énergétique combinés au développement des ENR. Le pays a actuellement un taux de chômage de 8,8 %. · La mise en œuvre des objectifs européens en matière de d’EE et de performance énergétique des bâtiments incombent aux opérateurs, pas à la Commission. · Le retour sur investissement d’une rénovation énergétique doit se mesurer aussi en termes de confort (bruit, etc.) et pas uniquement en termes d’économies pécuniaires. · Les Partenariats Public-Privé (PPP) font incontestablement partie des outils à utiliser, tout comme les Contrats de performance énergétique (CPE). L’agrégation de projets est également encouragée par la Commission. · Les porteurs de projets et les autorités locales doivent s’adresser aux points de contact nationaux. · Même si les bas prix actuels de l’énergie ont tendance à décourager les travaux de rénovation énergétiques et les mesures d’EE, la Commission ne va pas pour autant plaider pour des prix de l’énergie élevés ! Il y a 5 ans, l’UE consommait pour 400 milliards d’euros d’énergie par an. Aujourd’hui, sa consommation lui coûte entre 240 et 250 milliards seulement. Intervention de Julien GUERRIER, Directeur d’EASME (Executive Agency for SMEs) : · EASME gère le financement des projets dans beaucoup de domaines, notamment celui de l’énergie et particulièrement en matière d’efficacité énergétique, pour lesquelles l’agence connaît une croissance des financements depuis 2014. EASME travaille d’ailleurs étroitement avec la DG Energie. · 2/3 du budget du programme Horizon 2020, qui finance des projets de recherche et d’innovation, est géré par EASME. Le financement peut aller jusqu’à 100 %. Le financement moyen est compris entre 2 et 3 millions d’euros. Il s’adresse principalement à des consortiums plurinationaux. · Le programme LIFE finance des projets favorables à l’environnement, à la nature et à la lutte contre le changement climatique. Par exemple, il a financé le développement de nouveaux matériaux de construction innovants ainsi que des programmes de régénération urbaine. · Les initiatives Build-Up Skills (échanges de meilleures pratiques en matière d’EE) ou ManagEnergy (destiné à la formation des agences de l’énergie). · Le programme de travail 2018-2020 d’EASME est en cours de préparation. Pour le moment, il prévoit un budget de 90 millions pour 2018 et de 120 millions pour 2019 en faveur de l’EE. · Les porteurs de projets potentiels sont invités à prendre contact avec leurs points de contact nationaux. · Une assistance technique peut être apportée aux autorités publiques. · Un appel à projets « Ville intelligente » sera prochainement publié. · Une conférence d’EASME sur l’EE se tiendra à Paris le 11 décembre 2017. Intervention de Pierre-Emmanuel NOËL, Banquier Senior à la Banque européenne d’investissement (BEI) : · La BEI prête 85 milliards d’euros par an, ce qui est 3 fois plus que la Banque Mondiale. En matière de lutte contre le changement climatique, 100 milliards d’euros sur 5 ans sont prévus pour améliorer l’EE et développer les ENR. · L’EE a représenté 20 % des financements de la BEI sur ces 5 dernières années dont 75 % dans les seuls bâtiments. · L’Advisory Hub est à disposition du secteur public (gratuitement) et privé pour offrir son assistance technique aux porteurs de projets. · ELENA est un mécanisme d’assistance technique pour les projets énergétiques locaux (EE, ENR et transports propres). · Pour rappel, un investissement dans l’EE n’oblige pas la municipalité à prendre à son compte la totalité de la dette. · Exemple de projet en France : « Energie positive » qui finance des travaux de rénovation d’EE dans le logement social ou individuel. La BEI agit ici comme tiers-financeur, en permettant au propriétaire de lever des fonds. Ce type d’opération est rentable pour le propriétaire au bout de 5 ans. · La BEI peut aussi apporter des fonds propres. · Il importe d’avoir des modèles financiers standardisés d’EE pour le que les investisseurs se lancent. · Les investissements dans les réseaux de chaleur sont actuellement freinés par des prix du gaz trop bas. Intervention de Jorge BORREGO, Secrétaire général adjoint de l’Union pour la méditerranée (UpM) : · L’UpM est une organisation inter-gouvernementale de 43 pays dont tous ceux de l’UE, qui agit comme une plateforme de dialogue. · Elle est notamment soutenue par la BEI et par la BIRD. · Champ de travail intéressant pour l’EE : les syndics · Le tourisme est une des priorités des prochaines années. · Il importe de ne pas seulement se concentrer sur la rénovation d’un bâtiment mais sur aussi sur la maintenance nécessaire qui doit suivre. · L’UpM est prête à faire la promotion de toutes les initiatives mais il faut d’abord venir lui en proposer ! (De gauche à droite: Julien Guerrier, Directeur d’EASME. Dominique Ristori, Directeur général de la DG Energie. Pierre-Emmanuel Noël, Senior Banker de la BEI. Jorge Borrego, Secrétaire général adjoint de l’UpM.)

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